Braune Landschaft - Wellen, Linien, die sich überschneiden, ineinander fließen, verschwinden. Der Tod steht in der Wüste - in Reih und Glied - schaut sich gerade ins Gesicht. Trockenheit, Dürre, das Leben ist erstarrt. Ein Bahnarbeiter in seiner orangenen Jacke steht auf den Gleisen, schaut über die Landschaft. Es regt sich nichts - Windstille - Linien, Linien grau wie mein Gesicht - grün, wie meine Galle - beige, wie die Abwässer der nächsten Fabrik - Linien, die sich verbinden, aneinander stoßen, verfließen - Es ist Herbst - Felder mit schwarzen Sonnenblumen, die in den dunstigen Himmel stoßen, der Sonne entgegen.

Ein Mann mit Schnurrbart und fröhlichem Blumenhemd liest genußvoll einen Liebesroman - ein Lächeln, klein aber sein, ein Lachen - er betrachtet die Landschaft. Genau an diesem Platze kurz zuvor saß ein kleiner Mann, intensiv seine Akten studierend. Er, der in seinem blauen Anzug Seiende, weißem Streifenhemd verschwindende, an seinem rot-grün gepunktetem Schlips hängende, verlor sich hinter seinen Akten. Über ihm erhob sich ein abgeholtzter Wald. Nur noch ein paar Haare fielen von seinem Kopf herab. Neben ihm eine junge Frau, arbeitet an ihren Formeln, in ihren Gleichungen - schaut verbissen in die Ferne. - Physik und Bürokratie treffen sich auf einer Bank - .

Eine fette Frau betrachtet sich wohlwollend in den Spiegelungen unseres Fensters. Nicht Menschen sieht sie, sich sieht sie - streicht sich zärtlich durch ihre Haare - Brust und Bauch fließen ineinander über - eine undefinierbare Fleischmasse. Sollte sie ein Mann sein? Im Abteil nebenan, weitere fette Weiber und Männer, einer neben dem anderen, genußvoll wie die Hühner auf der Stange. Name des Zuges: “Bayerischer Wald” - Weinberge - trockener, steiniger Boden - verdörrtes Gras - Wellen dunkelgrüner Reben fließen zu uns hinab - überwältigen uns und verschwinden im Dunst. “Noch jemand zugestiegen?”.

Herbst - Blätter wechseln ihre Farben. - Train pour Berlin - un regard - un amour - un homme en passant - quitte avec le sac dans ses mains et son sourire - Braunschweig - l´espace - l´utopie - l´héterotopie - On trouve l´entrée sous des conditions bien précises. Une utopie bien protégée dans cette réalité contemporaine. - Verschwinden in dem Schatten eines Mythoses -

“Frau im Spiegel” - Une grosse dame apparait, portant une blouse fleurie, un chiffon rouge dans sa pochette, une jupe grise et des cheveux blondes, teintés - une immensité au milieu de ce paysage creux - Est-ce qu´on appelle cela le désert? - Lui, il me manque chaque jour. Mes pensées s´envolent - loin - envers ce personne - mon amour insatisfaisant - le mythe de l´homme - Le mythe - un espace fermé et non pas accessible - une illusion - Est-ce que je pourrais faire connaissance des conditions d´entrée pour changer l´utopie en héterotopie? Il n´avait pas le coup de foudre - l´amour se développait lentement - L´immense dame sourit avec un grand plaisir prenant du chocolat en retrouvant sa joie dans le “Frau im Spiegel”.

Quelqu´un a oublié son valise. Une place vide - un jeune homme avec des cheveux gras et l´air d´un loup, appellé Walk-man, écoute de la musique, les jambes en air. L´immense dame est facinée par la vie des autres femmes et leur image. - “Blickkontakt beim Lieben macht scharf.” - Le beau souriant est descendu à Braunschweig, à jamais. Je pense à lui. - “Ab 30 gehen Frauen häufiger fremd” - “petting mit Partner per Telephon”- Walk-man lit Praline “Ich könnt´ ja abhauen, wenn ihr wollt.” Ein alter Mann taucht auf, schaut irritiert. “Ey, Mann, biste fies!” - “Nimm deene Beene weg!” - Zwei Frauen sitzen neben ihm. Walk-man me fixe. Il a rien à faire - la musique l´envolent dans des espaces irretrouvables - des espaces bien définies avec des codes d´entrée et de sortie, à part de notre réalité rude? - “Comment-être sexy? Quels sous-vêtements doit porter une femme?” - L´immense dame avale le “Frau im Spiegel” mot par mot - Spieglein, Spieglein an der Wand, wer ist die Schönste im ganzen Land?
Qu´est-ce qu´on peut trouver dans cette valise perdue? - une illusion - le mythe recherché - rien.

Une autre grosse dame en blouson rouge avec son gros bon homme en chemise vert s´assoient à côté de moi. Cinq sacs de plastique se retrouvent dans leurs mains. Comme leurs sacs ils sont aussi de plastique. Sa beauté est détruite par une permanente qui a ruiné ses cheveux - l´enfer de la pauvreté –

Plastik, Plastik immer im Kreise, Sehnsucht nach dir, Furcht vor dir, Plastik, Plastik führ mich im Kreise! - “Wie sie das Beste aus ihren Stärken und Schwächen machen können!”- und was sagt die “Frau im Spiegel”… Sie sollten auf keinen Fall Kleidung aus Polyester in den Farben rot, grün oder blau tragen. So etwas schickt sich nicht für eine Frau unserer Zeit… - Vos tickets s.v.p. - Le soleil se couche. Le brouillard montent les collines. Les pylônes se lèvent, viennent vers nous, nous approchent de plus en plus vites… Notre immense dame atteint une hauteur de 1m90!

La sècheresse sur cette terre - l´été est parti avec le blé - on franchit un espace - Les clôtures sont encore là. Le tour de garde est encore là. La terre est noir, noir comme cette monoculture. Un arbre est resté le seul survivant dans le lointain de nos yeux. Les fils barbelés sont encore là. Des blocs de béton m´arrêtent - des trous et encore des trous, des trous pour trop de gens, l´un sur l´autre, stockés .. des usines poussent leurs lances dans le ciel..